Accueil

Il s’agit bien de « décroître », c’est-à-dire de repasser sous les plafonds de soutenabilité écologique, de consommer moins mais mieux, de fixer des limites à l’hubris pour vivre la simplicité volontaire.

« L’escargot construit la délicate architecture de sa coquille en ajoutant l’une après l’autre des spires toujours plus larges, puis il cesse brusquement et commence des enroulements cette fois décroissants. C’est qu’une seule spire encore plus large donnerait à la coquille une dimension seize fois plus grande. Au lieu de contribuer au bien-être de l’animal, elle le surchargerait. Dès lors, toute augmentation de sa productivité servirait seulement à pallier les difficultés créées par cet agrandissement de la coquille au-delà des limites fixées par sa finalité. Passé le point limite d’élargissement des spires, les problèmes de la sur-croissance se multiplient en progression géométrique, tandis que la capacité biologique de l’escargot ne peut, au mieux, que suivre une progression arithmétique.»
 (Ivan Illich, Le Genre vernaculaire, 1983)

Bientôt, les élections législatives du 12 juin!

Après des élections présidentielles au scénario répété, le prochain passage aux urnes va décider de qui siègera à l’assemblée nationale. Le contexte est difficile et nombreux sont ceux qui iront voter « utile ».

« Utile » parce que les élections sont devenues une sorte de chantage, un choix binaire entre le bleu et le rouge, le bleu foncé ou bien le noir… Le contexte oblige -et oblige toujours- à voter avec conscience. Personne dans le mouvement de la décroissance n’ira jeter la pierre à qui voudra sauver les meubles en votant monsieur Tabouret. La même scène se rejoue et se rejouera, encore et encore, inlassablement. Votons « utile » parce que le quinquennat s’annonce orageux; allions nous, faisons barrage. Oui…

Durant ce temps, l’escargot poursuit son chemin, laborieusement.

Il porte sur son dos le poids de ses idées. Il rampe et s’inquiète. Comment adhérer à une union où certains prônent un déménagement sur Mars, la colonisation de la mer, l’affirmation du numérique dans les écoles et les services publics ou l’euthanasie de la mort?

La conjoncture l’impose. Pour une fois, une coalition verdoyante voit le jour! Or si les élus sont sincères autant que leurs électeurs, on n’arrosera jamais les choux avec des tweets. Une assemblée nationale d’opposition fera peut-être éclore de nouvelles voies. On oublie que depuis deux ans le gouvernement légifère dans un vase clos avec son meilleur allié, le 49.3.

Il n’est pas question de rentrer dans des querelles politiciennes. Il est grand temps de parler d’idées, de parler du fond.

C’est pourquoi Décroissance-Élections n’a jamais tenu à faire des scores records en tombant dans un électoralisme primaire. Nous continuons à croire que le vote doit refléter des idées et non pas un choix entre une maladie et une autre, entre un produit vaisselle bio et un bio produit vaisselle.

Par principe démocratique, nous continuerons à jouer le jeu des élections pour rencontrer tous les acteurs de la société afin de faire germer partout la prise de conscience qui s’impose. Le plein emploi est-il une fin en soi? Quid du pouvoir d’achat? La santé de l’industrie est-elle celle du pays, de la région, du village? L’activité économique est-elle le reflet de notre épanouissement?

Critiquer seulement ne sert à rien. Nous nous engageons à proposer des idées neuves, de réelles alternatives, à collaborer avec tous ceux qui proposent, sans jamais perdre de vue les malheurs nés de cette société marchande. Nous soutiendrons tous les candidats, tous les citoyens, tous les « acteurs » qui iront dans ce sens; avec conviction, sincérité et réalisme.

Hélas, la démocratie si vantée fait défaut. On se plaint de l’abstention record. On se plaint d’un désintérêt grandissant pour la politique. On pointe du doigt la professionnalisation de cette dernière… Et pourtant, nous qui sommes de « simples citoyens » et qui n’avons que la force de nos convictions, nous ne sommes pas invités aux débats télévisés! Pourquoi? Parce que nous ne sommes pas assez « sérieux ». Nous sommes pourtant inscrits en tant que candidats; la démocratie, elle commence là.

Les élections sont pour nous une des rares occasions de faire connaître les concepts de la décroissance, courant dont nous sommes convaincus de la pertinence et qui n’a d’égal dans aucun autre parti ni mouvement.

Nous cherchons à dessiner ensemble le chemin qui nous mènera à cette décroissance; une décroissance démocratique, sans quoi elle ne sera jamais nôtre.

Nos idées sont simples et découlent du bon sens. Elles n’entrent pas dans un programme chiffré ou une circulaire papier- glacé.

Elles se déclinent en trois axes;

Le rejet;

  • Ce dont on ne veut plus, ni chez nous, ni ailleurs. Le nucléaire, la publicité outrecuidante, la surconsommation, la pollution à outrance, la cupidité qui gangrène chaque jour davantage les moyens d’être solidaires, la perte de sens dans nos métiers, la sécurité à tout va jusqu’à notre intimité…

Il y a le projet;

  • revoir nos transports intégralement et ensemble en réaménageant nos canaux et nos rails, en systématisant les moyens collectifs et en priorisant le vélo.
  • remettre à l’honneur la transmission, réparer les ponts entre les générations, retrouver le goût du savoir vivre et la poésie des traditions. Retrouver la voie du savoir faire en remettant les métiers utiles, épanouissants et beaux au cœur de l’économie. Créer les passerelles nécessaires pour que les jeunes osent s’engager dans les voies qui leur parlent et qui font l’avenir.
  • permettre une solidarité fidèle à la fraternité française délaissée sur les frontons des mairies. Aider le migrant comme le voyageur ou la personne dans le besoin. Faire de nos localités des endroits accueillants et festifs. Repenser la redistribution et les subventions. Taxer les entreprises qui profitent du contribuable sans aider personne tout en jouant du chantage à l’emploi.
  • s’engager dans une renaissance du vivant en créant de véritables ceintures vertes autour de nos petites et grandes villes; par le maraîchage, le soin apporté aux forêts et aux bocages, et se débarrasser au mieux de toute dépendance de l’autre bout du monde. Nous avons le savoir, les moyens et les terres.
  • favoriser le lien par des évènements locaux, des services d’action sociale réels et non numériques, remettre en question la suprématie des nouvelles technologies sur nos vies.. Les associations sont là en faisant déjà tout le nécessaire. Il ne manque que les moyens.
  • revoir le processus électoral, initier au plus tôt les jeunes au goût du vivre ensemble et à la responsabilité, en appliquant partout où cela se peut des formes de démocratie directe.

Il y a le trajet;

  • c’est ce que nous tentons de faire en ce moment même…
  • permettre à chacun d’intervenir dans les décisions, à différentes échelles. Cela commence par reprendre le goût au politique. Rejoignez nous pour penser et imaginer cet autre monde bel et bien possible, quoiqu’on en dise. Vote utile ou inutile, l’important est de s’engager, alors faisons le premier pas.

MOINS DE BIENS, PLUS DE LIENS!

Amitiés décroissantes,

Félix ZIRGEL

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes candidats dans les Vosges pour les Législatives 2022 (2ème et 3ème circonscriptions). Que constatons-nous après une semaine de campagne ? Qu’il y a bien deux poids, deux mesures dans notre belle démocratie.

Nous faisons une campagne à zéro euro (hors R39), en quelques sorte nous sommes bénévoles. Nous présentons des candidatures citoyennes. Nous avons un programme, des propositions, une vision du monde actuel et voulons porter l’écologie politique en France.

Seulement voilà, face à nous se trouvent des professionnels de la politique… Qu’est-ce que cela veut dire ? Déjà qu’ils ont des moyens énormes, affichant partout, mettant plusieurs fois durant la campagne des prospects couleurs 4 pages dans toutes les boites aux lettres, qu’ils ont des permanences de campagne… Ils sont payés par nos impôts (en tant que maires, députés, conseillers départementaux, Président d’EPCI…) pour faire leur campagne. Et quand des débats ont lieu à la télé, nous ne sommes pas invités. Si vous trouvez ça normal, vos n’êtes pas pour la Démocratie.

Inutile de dire que nous sommes contre le fait de faire de la politique un métier, pour le tirage au sort et l’adaptation de la 5ème République à un monde qui bouillonne.

Nos souhaitons témoigner des difficultés que nos rencontrons, l’égalité de traitement de tous les candidats étant malheureusement un affichage, dans la réalité la bien-pensance et l’argent dominent la campagne.

Pourquoi faire ensuite des articles et des débats sur l’abstention massive qui rend la Démocratie très fragile, alors que c’est justement cette dominance des partis et des politiciens carriéristes qui la provoque ?

Merci de votre attention, restants à votre disposition.

Lionel CHAMBROT.

Lionel CHAMBROT et Félix ZIRGEL font parti du mouvement Décroissance-élections *

Pour aller plus loin; La Maison Commune de la décroissance et decroissance-elections.fr

*Le mouvement « Décroissance-élections » est un collectif de citoyennes et citoyens cherchant à répandre dans le débat public les concepts de la Décroissance. Ses ambitions ne sont pas électoralistes; il utilise les temps de parole qu’offrent les élections pour exprimer une opinion peu médiatisée.

De cet exercice est né « Décroissance-Vosges » dont les motivations sont similaires. Il semblerait que, même au niveau local, tous les mouvements et partis politiques s’accordent sur un point; la recherche de la croissance économique à tout prix. Nous invitons chacun à se questionner sur cette fausse-évidence que nous considérons surtout comme un dogme, une fois ses contradictions mises en évidence.

Pour nous contacter

Vous pouvez également avoir toute autre information en nous contactant simplement :

. Par mail : decroissance-vosges@laposte.net ou contact@felixzirgel.com

. Par téléphone : 06-31-85-76-53 (Félix)

. Plus d’informations sur decroissance-elections.fr

Les élections sont le reflet de notre vie en société. Si nous observons aujourd’hui un déclin de la participation citoyenne aux urnes, nous pouvons également constater que faire campagne n’est pas simple… Il s’agit d’un exercice énergivore, coûteux financièrement et inégal.

Ce site est récent et n’est pas financé. Ceci explique son faible contenu mais qui grandira lentement et sûrement, à la manière de l’escargot et avec fidélité envers les idées de la décroissance.

Nous vous prions donc de nous excuser si vous ne trouvez pas encore les réponses à vos questions. Cela vient, doucement, alors n’hésitez pas à repasser ultérieurement sur notre site ou à nous contacter!